Festival de poésie
"Voix de la Méditerranée"
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Programme
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Dossier de presse
Du 12 décembre 2009
au 4 avril 2010
Exposition de peintures
"Paysages du Sud"
de Vincent Bioulès
Ouverture au public
9 h 30 à 12 h et 14 h à 18 h
sauf le lundi
Exposition de photographies
"Moment meets motion"
de Günter Hoffmann
Organisée par le Groupement
Images du Salagou
à la Galerie Photo des Schistes
Caveau des Vignerons de Cabrières
Entrée libre
Du lundi au Samedi
9 h à 12 h et 14 h à 18 h
Dimanche et jours fériés
10 h à 12 h et 15 h à 18 h
Concert de
Polyphonies corses
par le groupe SAROCCHI
Entrée 15 €
Renseignements et réservations
04 67 44 09 31
Festival de poésie
Voix de la méditerranée
Le programme est
ICI
Samedi 14 mars 2009
Places et lieux de vie.
L’évolution des espaces publics.
par l’association
La Manufacture des Paysages
L’affiche est ICI.
Concert organisé par l’association Art Musique Tradition & Patrimoine
Dimanche 15 février 2009
à 16 h 30
en l’église Saint-Hippolyte
Renseignements et réservations au :
04 67 25 14 22
Voici un exemplaire du budget bien modeste voté par le conseil.
| Pour le gage du Régent et le loyer de la maison d’école | 56 livres |
| Pour le gage de la Régente - maison d’école | 36 liv. |
| Pour le Garde-terres | 90 liv. |
| Au valet de ville | 4 liv. |
| Pension faite par la communauté à la chapelle de la Treille, à Lodève | 2 liv. 10 sols |
| Pour le Prédicateur du Carême conformément à l’ordre de Mgr. L’Intendant, du 1er avril 1692 | 50 liv. |
| Pour les garde-meules de nuit pendant 2 mois et pour le carillonneur pendant une année | 60 liv. |
| Pour monter et entretenir l’horloge | 17 liv. |
| Dépenses imprévues | 30 liv. |
| Pour les quittances et contrôles au Receveur | 19 liv. 10 sols |
| Un sol par livre d’augmentation sur les deniers municipaux | 13 liv. 17 sols |
| Traitement de Pierre Rouch, greffier consulaire | 20 liv. |
| Mande Royal ou impôt | 6480 liv. 10 s. 4 d. |
| - | _______________ |
| TOTAL | 6877 liv. 47 s. 4 d. |
La communauté ne fut pas toujours très jalouse de la surveillance des deniers publics. Elle nommait tous les ans, deux auditeurs des comptes, chargés d’examiner (d’impugner) les comptes des collecteurs de taille et des consuls et ceux-ci ne s’acquittaient pas toujours exactement de leur mission ; Thomas Salles, de Clermont, Amans Boussugues, du Pouget, nommés experts des comptes en 1650 découvrirent qu’il était dû 3.500 livres.
Egalement, 17 juin 1687, Pierre Gontard, huissier de Clermont, résidant à Canet, sur la plainte des consuls, signifie à Laurans Vernet, greffier pendant plus de 25 ans, d’avoir à rendre tous les comptes et documents qu’il a emportés chez lui. Celui-ci fit de longues oppositions jusqu’en 1699. L’Evêque de Lodève s’intéressant toujours à Canet, fut mis au courant et réussit à découvrir un reliquat de 4248 livres 7 sols 6 deniers : l’Evêque fit réduire le tout à 2413 livres 5 sols 5 deniers.
Le 10 Janvier 1768, on découvre que Jean, Gabriel Ducel, héritier de Pierre Fabre, son cousin, n’a pas payé une pièce de terre, pendant dix-neuf ans et doit à la communauté 34 livres 13 sols 8 deniers.
BUREAU DE CHARITE
"Par le dit M. Fabre, a été proposé qu’il y a d’ancienneté au présent lieu, une Charité commune en faveur des pauvres, dont ne connaît d’autres ressources que les censives d’un fief dont les Seigneurs de Canet ont la seigneurie directe, droits de lods, prélation et autres droits seigneuriaux, lesquelles censives sont établies par les reconnaissances des demoiselles de Girard, seigneuresses de Canet, et ces censives n’ont pas été exigées depuis longtemps ; à cause de quoy il serait nécessaire d’établir un bureau pour la direction des revenus de la dite Charité commune, lesquels seraient employés pour les bouillons des pauvres malades du dit lieu.
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Sur quoy, il a été unanimement délibéré d’établir un bureau de la Charité commune, quy sera composé du Seigneur ou Dame de Canet, qui y présideront et à leur absence, de leur Viguier et Juge ou du Lieutenant, de M. Le Prieur du lieu, du Maire tant qu’il y aura un, des Consuls et du Procureur juridictionnel, lequel bureau aura droit d’administrer les revenus de la dite Charité commune, tant ceux qu’elle a déjà, que ceux qu’elle pourra acquérir à l’avenir et d’en faire ou fère faire la distribution pour les bouillons des pauvre mallades de Canet, ainsi qu’il trouvera à propos et seront les affaires de la dite Charité réglées par les dits sieurs des Recteurs à la pluralité des voix dans assemblées, qu’ils tiendront lorsqu’ils le jugeront nécessaire, comme aussi ils auront droit de nommer un Syndic et Trésorier quy exigera les revenus et gérera les affaires de la dite Charité au nom et sur les instructions du dit bureau et de poursuivre les redevables des dits revenus ; lequel Syndic et Trésorier sera tenu de rendre compte au dit bureau lorsqu’il en sera requis et pourra être changé à la volonté du dit bureau ; il a été délibéré en outre de prier les demoiselles de Girard, dames Seigneuresses, de vouloir bien permettre au bureau de prendre copie des titres sur lesquels sont établis les censives dus à la dite Charité. Ainsy a été conclud et se sont signés les dits sieurs, Maire, Prieur, Consuls.
Flottes ? Prieur-Curé. Fabre ? Maire ; Ducel ; Azémar ; - Lenoir, etc.. 10 octobre 1747."
Le secrétaire André avait raison en s’exprimant de la sorte (il y a d’ancienneté). En effet, le règlement admirable de 1425 dit : 25° "Il faut établir et placer des caritadiers pour régir, … les biens de la Charité, ou la Charité, instituer dans l’Eglise paroissiale des bassiniers, leurs porteurs et quêteurs". On le voit, aussitôt que le nombre des habitants fut convenable, les pauvres ne furent pas oubliés. Leurs protecteurs, c’est-à-dire les caritadiers, juraient sur les saints Evangiles entre les mains du Bailly de bien administrer les biens de la Charité.
PRIERES PUBLIQUES DEMANDEES PAR LE CONSEIL
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"21 avril 1773… il est dit par le sieur Boyé Gabriel, 1er consul ; qu’il est généralement connu par les habitants que le vend de Bize, qui a reigné depuis le commencement de ce mois, a desséché entièrement ce terroir, et les blés et autres grains qui ont été semés pour avoir la nourriture, quy en ce temps en doivent lever pour donner leur production, sont arrêtés et pallissent, faute de pluie pour les abruver et leur donner la sève nécessaire à leur production, et sans quoy la nature ne peut subsister.
Que pour dézarmer la Justice Divine que nos péchés ont provoquée, il convient d’implorer sa miséricorde par la pénitence et prières publiques et à ces fins s’adresser à Mgr. L’Evêque pour supplier Sa Grandeur de vouloir nous permettre adresser nos voeux publiques à Dieu pour nous donner les grâces nécessaires pour notre sanctification et de la pluie sur nos campagnes.
Sur quoy il est délibéré que Messieurs les Consuls, pour et au nom de la communauté se présenteront devant Mgr. L’Evêque et le supplieront de permettre à M.le Prieur de Canet de faire les prières publiques."
Nos consuls montraient l’esprit chrétien et n’oubliaient point que la divine Providence envoie des fléaux pour nous rappeler au devoir.
REUNIONS MUNICIPALES SOUS L’ORMEAU SECULAIRE DE LA PLACE
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"24 février 1788 … délibéré … 3° qu’il serait bon de clore avec de bonnes pierres de taille de la ramassière de Clermont ou du Poujet, les ormeaux et les alisiers qui feraient l’agrément de la place publique et à l’ombre desquels on s’asseoit en été."
"13 février 1790 … il est demandé la permission d’emprunter 1000 … pour diverses réparations entr’autres … à la conservation du bel ormeau qui se trouve sur la place publique, où la moitié des habitants de Canet assis dessous en été à midy sont parfaitement à l’ombre ; arbre dont la communauté doit être d’autant plus jalouse de soigner la conservation, que durant les siècles, elle a tenu ses assemblées politiques et passé ses délibérations sous ses branches."